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« La tradition n’est pas l’adoration des cendres mais la transmission d’un flambeau. »

Gustave MALHER

Lorsque le souffle continu, ou souffle circulaire, fut découvert et maîtrisé, il ouvrit les portes du surnaturel, car il surpassait le cycle respiratoire et créait enfin un infini sonore.
En inventant la cornemuse, l’Homme concrétisa le fantasme consistant à donner l’illusion de chanter sans reprendre sa respiration. Il créait ainsi une forme allégorique de l’éternité.
La cornemuse représente ce souffle rêvé, ce double de l’Homme tant désiré tout en devenant un des symboles de la continuité de la vie.

Historique du projet
C’est en 2009 que nait le projet de la maison de la cabrette à Cantoin en Aveyron. Lors d’un banquet de musiciens, le maire du village, André Raynal rencontre André Ricros, alors Directeur de l’Agence des Musiques des territoires d’Auvergne (AMTA) et spécialiste de la cabrette et des musiques du massif central.

Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que de leurs échanges apparaisse l’évidence d’implanter un espace d’interprétation dédié à la cabrette à Vines, lieu historiquement célèbre pour ses facteurs de cabrette et ses cabrettaïres, seigneurs des bals musette à Paris à la fin du XIXè et au début du XXème siècle.

C’est en 2014 que ce projet se concrétisa, et quatre ans plus tard, en 2018, sortit de terre une extension de la Maison de la Cabrette qui abrite désormais les cornemuses du monde et présente l’histoire de l’accordéon, de la vielle et du violon.

Lors de ses deux derniers mandats, il eut à coeur de valoriser la mémoire de l’Aubrac. Grâce à la création de la Maison de la Cabrette puis de son extension récente, il mène à bien l’une de ses préoccupations majeure : la transmission du patrimoine. Aujourd’hui, l’agrandissement du musée présente la plus grande collection de cornemuses au monde et réunit des instruments destinés aux fêtes et bals populaires tels l’accordéon, la vielle et le violon. Ce projet concrétise la vision d’un enfant du pays amoureux de l’Aubrac.

Le parcours muséographique s’organise en 5 étapes éclairées par des films et des supports de médiation historiques et pédagogiques :
– Un espace dédié à la cabrette et aux traditions du Massif central (ancienne tranche muséographique).
– Une série de vitrines exposant les cornemuses du monde accompagnées de documents historiques et iconographiques.
– Une reconstitution de l’atelier ancien d’un facteur de cabrette datant du XIXe siècle.
– Un espace dédié à la danse et aux instruments qui accompagnent la cornemuse dans les moments festifs : la vielle, le violon et la cornemuse.
– Un espace d’exposition temporaire,

Koziot Weselny de Pologne

Ce type de cornemuse revêt un grand intérêt historique car son principe recouvre une vaste géographie. On la retrouve de la Pologne à l’Allemagne en passant par la Slovaquie, la Tchéquie, la Serbie et la Croatie avec : L’Engerlander Bock, la Grosser bock, la Dudy, la Gajdy, la Koziot Slubny, la Gajde. L’outre est le plus souvent réalisée à partir d’une chèvre entière dont les poils sont maintenus à l’extérieur de la réserve d’air. Le tuyau mélodique est à perce cylindrique coiffé d’une anche simple et muni d’un bourdon d’épaule. Les deux tuyaux ont à leurs extrémités un pavillon en corne, en cuivre, ou en laiton richement décoré. Certaines cornemuses de cette famille peuvent posséder un bourdon en « S » principe développé par les musettes baroques du 17 è et du 18 è siècle. A noter qu’un élément important du décor de ce type de cornemuse est la tête où s’emboite le tuyau mélodique. Celle-ci consiste en une tête de chèvre sculptée et décorée. De nombreux musiciens ont remis en pratique cette cornemuse dans tous les pays cités, en dehors de l’Allemagne victime de son histoire dans les années 1930 qui fut fatale, à un grand nombre de traditions musicales.

la vielle organisée

La vielle à roue a une histoire mouvementée qui démarre dès le 12ème siècle dans le sud de l’Europe. Elle va ensuite coloniser au cours des siècles une grande partie de ce même territoire. Instrument à cordes frottées grâce à une roue entraînée par une manivelle, les mélodies sont d’abord obtenues à l’aide d’un clavier diatonique puis ensuite chromatique, à partir de l’époque baroque. Son histoire est d’autant plus originale qu’elle passe des musiques populaires aux musiques savantes avec beaucoup de succès. La vielle organisée est atypique dans l’histoire de la vielle car elle englobe deux instruments en un. Elle apparaît durant la première moitié du 18ème siècle et rassemble dans sa facture deux principes sonores : celui de la vieille à roue et celui d’un orgue de petite taille. Le clavier de cette vielle contrôle donc simultanément la hauteur des cordes frottées et l’envoi du vent dans les tuyaux de l’orgue. La manivelle au-delà de sa fonction première actionne les soufflets de l’orgue. Aujourd’hui il n’y a qu’une vingtaine de vieilles organisées répertoriées dans les musées et les collections instrumentales d’Europe.

L'accordéon mixte

L’accordéon mixte est un instrument hybride né au début du XXe siècle. Il est diatonique uni-sonore produisant pour le clavier mélodique ( un son en tirant et un autre en poussant pour une même touche) et chromatique pour le clavier des basses (le même son que l’on tire ou que l‘on pousse pour une même touche). C’est à partir de cet instrument à anche libre, principe utilisé depuis des siècles en Asie et redécouvert en Europe au début du 19ème siècle, que va naître le style « musette » d’accordéon avec des musiciens comme Emile Vacher, Charles Péguin et bien d’autres. Et, c’est après la première guerre mondiale que ce genre musical connaîtra ses heures de gloire. Cet accordéon demandant une grande maîtrise technique il sera abandonné quelques décennies plus tard et sera remplacé par
l’accordéon chromatique. Après les années 70, et le mouvement folk, l’histoire de l’accordéon se reproduisit en partie et l’on vit apparaître quelques musiciens prêts à se lancer dans cette folle aventure du jeu d’accordéon mixte qui reste un des instruments à anche libre le plus fou que l’homme ait inventé.

Des écrans intégrés à ces décors diffusent des images à la fois illustratives, informatives et esthétiques contribuant ainsi à fluidifier et à animer les contenus.

Cet espace muséographique est équipé d’audioguides permettant de rendre actifs 60 points d’écoute qui diffusent le son d’une centaine d’instruments. Ces sons déclenchés à la demande du visiteur, augmentent la faculté d’activité du spectateur qui est maître de sa visite.

La visite dure environ 2 heures et peut se compléter par le visionnage des films de Jean-Dominique Lajoux « Aubrac, les paysans dans les années 1960 ».

Les tarifs sont : Groupe : 5€ / individuel : 8€, Gratuit pour les moins de 16 ans

Les visites se déroulent :

  • Hors vacances scolaires : vendredi et samedi de 14h00 à 18h00
  • Vacances scolaires : vendredi, samedi et dimanche de 14h00 à 18h00
  • Pour les groupes supérieurs à 12 personnes : tous les jours sur rendez-vous

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1 Review

Commentaires

  • Calmels
    Note

    Magnifique endroit, unique et plein de surprises. Un lieu de mémoire sur les instruments de musiques d’hier et d’aujourd’hui…
    Maître J.Louis répondra à toutes vos interrogations…

    1 juillet 2021

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Friday 2:00pm - 6:00pm
Saturday 2:00pm - 6:00pm
Sunday 2:00pm - 6:00pm
Heure locale 2:39pm
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